Réaction d’un internaute ! intéressant
L’avènement des nouvelles technologies 3D, je parle ici des médias 3D ou si vous préférez, films et vidéos 3D (comme le film 3D Avatar), qui seront diffusés dans les cinémas, Internet et télévision d’ici quelques mois, et qui deviendront la norme d’ici quelques années est un tournant technologique qui aura des répercussions inimaginables. Les observations actuelles en neurologie, indiquent que lors d’une représentation 3D, avec les lunettes appropriées, le lobe occipital du cerveau humain, travaille jusqu’à 8 fois plus qu’à la normale. Ce lobe occipital est le siège visuel du cerveau, c’est là que les impulsions électriques en provenance du système oculaire sont converties en images dans le cerveau humain. L’impact et l’effort demandé au lobe occipital fait en sorte que les fonctions exécutives du lobe préfrontal sont inibées, voir « désactivées ».
Le lobe préfrontal est le siège du libre-arbitre, là ou se fait l’évaluation de ce qui est bon, mieux, mauvais, pire, à éviter, là ou l’on juge les conséquences selon le comportement et les gestes posés, là où se fait l’analyse d’une situation ou d’un problème et la prise de décision quant au comportement à adopter. Le personnel médical, les intervenants de divers milieux de thérapie, le personnel enseignant, bref, beaucoup de gens savent et comprennnent exactement de quoi je parle. Donc, ce qui se produit l’ors du visionnement d’un film 3D, le lobe préfrontal étant désactivé complètement par le lobe occipital qui est débordé à gérer les stimulis visuels, le spectateur est livré à des fonctions cognitives de base, des fonctions inconscientes, des sentiments et des instincts qu’il ne contrôle plus. Lorsque le spectateur est plongé dans le film 3D, dans un son surround, une qualité de projection de 24 images à la seconde, il se sent « perdu » et les fonctions de son cerveau sont réduites à celui de spectateur participant au scénario du film. On rapporte que quelques personnes ne peuvent même pas supporter l’effort visuel, et souffrent inmanquablement de maux de tête les empêchant de poursuivre l’expérience 3D. Dans le cas du visionnement d’un film 3D, disons que le scénario du film est acceptable sur le plan moral du spectateur, ou pour dire autrement, que le scénario n’est pas contraire aux valeurs morales du spectateur, alors je dirais que jusqu’à un certain point, il n’y a pas de conséquences vraiment négatives. Néanmoins, ue expérience visuelle 3D n’aura pas le même effet sur un enfant, un adolescent ou un adulte.
Les neurologues s’entendent pour confirmer que le développement du lobe préfrontal, siège des fonctions exécutives, se développe très tentement chez l’enfant et son développement se poursuit jusqu’à l’âge de la vingtaine. Ainsi un film 3D dont le scénario implique par exemple, des meurtres, des comportements de violence verbale, des comportements actuellement jugés irresponsables par la norme de tolérance sociale actuelle, laisseront une influence inconsciente dans la personnalité des jeunes spectateurs, les plus vulnérables étant ceux n’ayant jamais eu à juger personnellement les comportements proposés par le scénario de l’expérience 3D, les jeunes enfants et adolescents. Les jeunes enfants et adolescents sont déjà passablements perturbés lors du passage à la puberté et sont émotionellement instables et ont besoin d’encadrement. Donc, pour en revenir au conditionnement que provoque l’expérience 3D, il faut absolument que les parents et les personnes en position d’autorité soit instruites et averties des dangers inhérents à la consommation des produits 3D. Le pire dans tout cela, comme tout le monde s’en doute déjà, c’est que l’industrie qui produit les films et vidéos pornographiques, désirent s’emparer du marché et remplacer d’ici quelques années leur matériel porno 2D par du 3D. J’ai peine à imaginer les dégats psychologiques et le nombre de victimes qui tomberont dans une dépendance beaucoup plus subtile et dévastatrice qu’avec le matériel pornographique actuel. Les conséquences neurologiques d’une consommation de matériel porno 3D, sont des fantasmes sexuels tatoués en permanence (plasticité synaptique) semblables à l’empreinte laissée sur un écran plasma de première génération, par une image fixe laissée trop longtemps, appelé effet de « burn-in », qui maintiendra la personne dans une obsession et une dépendance sexuelle permanente. Les jeunes enfants et les ados sont à risque, car le développement de leur préfrontal est immature et c’est tout à fait normal qu’ils veuillent prendre des risques qu’ils n’ont pas calculés. Si notre société n’intervient pas, la jeune génération actuelle sera tôt ou tard sacrifiée aux fantasmes des producteurs de matériel pornographique, car les nouvelles normes technologiques des médias conduiront la société de consommation vers l’entonnoir incontournable du 3D.
Je me pose encore et toujours la question: pourquoi ne fait-on rien ? Pourquoi préférons-nous protéger certains animaux en voie de disparition, s’impliquer dans toutes sortes de causes, changements climatiques, pollution, énergies propres, etc… et laisserions-nous toute une génération en croissance se laisser tatouer l’âme avec des balises morales complètement fausses et destructives qui nous seront subtilement refilées par une industrie avide de gains et de profits ? Serais-je irréaliste en pensant que tout va passer sans heurts et sans problèmes ?
Michel Morin
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